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Par Inbox
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15 juin · 2 mn à lire
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“J'aime l'idée de remettre le feuilleton littéraire au goût du jour” Olivier Bourdeaut publie une nouvelle inédite sur Kessel

L'auteur d’En attendant Bojangles, livre multi récompensé et vendu à plus d'un million d'exemplaires, a choisi Kessel pour publier une nouvelle exclusive. Une aventure littéraire qui sera suivie, en septembre, de la publication sous forme de newsletter payante de son prochain roman.

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Jeudi 15 juin 2023. Une date importante pour Kessel. Olivier Bourdeaut publie ce jour sur notre plateforme Devenir quelqu’un, rester un fils. Une nouvelle dans laquelle il évoque le décès de son père, un homme dur et maltraitant, dont le décès coïncide, ironie du destin, avec le moment où Olivier rencontre enfin le succès. 

Ce texte totalement inédit sera diffusé en 4 épisodes hebdomadaires et en accès libre à partir de ce jeudi sur Kessel.

Un prélude : en septembre, Olivier Bourdeaut publiera, toujours sur Kessel, son prochain roman, cette fois via un abonnement payant. Une initiative audacieuse et avant-gardiste dans laquelle nous sommes heureux et fiers de l’accompagner. 

A l’approche de la publication du premier épisode, nous lui avons posé quelques questions sur ce projet hors normes.

Crédit : Loïc Venance / AFPCrédit : Loïc Venance / AFP


Vous proposez un récit très intime avec cette nouvelle. C'est un texte que vous portiez en vous depuis longtemps ? Cette envie de parler de votre père ? 

Eh bien, c'est surprenant mais il y a encore un mois, j'aurais préféré me faire arracher les ongles à la pince-monseigneur plutôt que d'écrire cette histoire. C'est vous dire un peu la stabilité mentale qui est la mienne.

Était-ce douloureux comme processus ? Revenir sur une enfance pas franchement heureuse ? 

C'est une excellente question. Ma réponse risque d'être décevante. Je n'en sais rien. J'ai aimé écrire certains passages, et pour d'autres je ne me souviens pas vraiment de l'état d'esprit qui m'animait. Je réserve tout de même le mot douleur à d'autres activités. 

Pour le reste, les lecteurs vont découvrir ce que l’écriture de ce texte a provoqué chez moi. Ou plutôt, pour être plus précis, ce que l’idée même d’écrire ce texte a suscité.

Vous parlez de votre père, mais aussi de votre succès. Est-ce que ce succès a été une forme de revanche ? 

Je n'aime pas trop ce mot de revanche, sauf peut-être pour des parties de ping-pong. Le succès fut un énorme soulagement. Malgré les échecs et les fiascos, je n'avais jamais totalement abandonné l'idée de faire quelque chose de positivement remarquable mais à 36 ans, je me demandais si cette ambition n'était pas un mirage. 

Voilà, le succès fut pour moi une forme de soulagement béat.

Pourquoi choisir le format newsletter pour cette publication ? 

Je trouve que c'est une autre manière de s'adresser aux gens et de les toucher. J'aime beaucoup l'idée de remettre le feuilleton littéraire au goût du jour. Je suis heureux d'expérimenter ce format avec l'équipe de Kessel. C'est excitant comme expérience.

Est-ce qu'il y a, selon vous, une écriture spécifique à la newsletter ? 

C'est une excellente question qui trouvera sa réponse au fil du temps. Pour le moment, j'ai la quasi-certitude qu'il est nécessaire d'offrir au moins 10 minutes de lecture à chaque publication. Il faut que ce soit une récréation dans la journée ou la semaine de l’abonné, une parenthèse complète. Par conséquent l'écriture doit s'adapter à ce format, un chapitre entier qui s'inscrit dans une continuité, dans un ensemble plus vaste, mais avec une introduction, un développement, une chute.

Est-ce que l'avenir de la littérature passera, en partie, par ce type d'expérimentation éditoriale sur le digital ? 

Je le souhaite de tout cœur pour Kessel ! Je crois à cette nouvelle forme de diffusion. Je pense, et je peux me tromper, que ça peut être un nouveau chaînon qui va bénéficier à tous les acteurs de l’édition.

Comment vous sentez-vous aujourd'hui à la sortie du 1er épisode ? 

Curieux de voir l’accueil que ce texte recevra. Impatient aussi. Ce sont des sentiments naturels pour toutes les expériences, non ?

Vous auriez aimé que votre père puisse le lire ?

Certainement pas ! Une partie de moi est satisfaite de ce texte et l’autre culpabilise.

Vous pouvez lire la nouvelle d’Olivier Bourdeaut ici.

Le rendez-vous Kessel

Le 22 juin prochain, à 17 heures, nous organisons un rendez-vous des auteurs et autrices Kessel en visio. Le thème du jour : “Comment passer au modèle payant et bien gérer son paywall”.
Si cela vous intéresse, vous pourrez vous connecter à la visio
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